Au moment où s'ouvre le procès de Fourniret, nous souhaitions rappeler à la mémoire le militant rezéen, Jean Groix. Militant de l'UDB, qui avait
exprimé courageusement sa solidarité internationaliste en hébergeant des militants basques. Des militants basques qui bénéficiaient encore d'un statut de réfugié politique dans les années 80,
car ils fuyaient la torture dans les prisons espagnoles et les assassinat du GAL. L'assassinat de la jeune Natacha Danais par Fourniret, aura fourni à la police française un motif de pression
et de criminalisation de l'acte politique de Jean Groix, qui le conduira à se suicider en prison en janvier 1991.
Nous publions ci-suit un communiqué de la Ligue Bretonne des Droits de l'Homme qui revient sur le déroulement des faits :
"Le procès de Michel Fourniret s'est ouvert ce jeudi à 10 heures devant la cour d'assises des Ardennes au palais de justice de Charleville-Mézières. Il doit répondre devant la cour d'assises de
sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes - dont deux avec préméditation - et autant de viols ou tentatives, commis entre 1987 et 2003 des deux côtés de la frontière franco-belge. Michel
Fourniret aura fait une autre victime. « On ne parlera pas d'elle pendant ces deux mois d'audience mais la mort de ce militant Breton Jean Groix est bien la conséquence
d'un de ces crimes associé à l'acharnement de la police anti-terroriste contre lui et relayé par les média. »
L'affaire commence le 20 novembre 1990 avec l'arrestation à Rezé de ce militant breton dans le cadre d'une enquête sur le meurtre et le viol d'une fillette de cette ville, Natacha Danais. Au
cours de la perquisition à son domicile les enquêteurs découvrent trois militants basques présentés immédiatement par la police comme des membres d 'E T A.
Les médias, avec la complicité de la police judiciaire et la sûreté urbaine de Nantes et la 6e DCPJ, ancêtre de la DNAT, s'empare de l'affaire. « 1er et 2 décembre 1990
» Presse Océan et Ouest France titrent : Natacha : un faux suspect et des vrais terroristes – l'insolite découverte de l'enquête sur la mort
de Natacha. Et les commentaires vont bon train : «Jeudi, les enquêteurs sur l'assassinat de la petite Natacha Danais, cette Rezéenne de 13 ans dont on a retrouvé le corps
samedi dernier sur une plage de Vendée. [...]. Or, sur leur liste de suspects il y avait le nom de ce vétérinaire d'une quarantaine d'années Jean Groix, récemment établi à Rezé. Le cabinet est
situé juste en face du domicile de Natacha et le médecin possède deux fourgonnettes blanches, comme celles que la sœur de Natacha a cru apercevoir le jour de la disparition. Bien qu'il aurait
été déjà été entendu, de nouveaux éléments auraient justifié la perquisition de jeudi. [...] Les enquêteurs recherchent le manteau violet qui n'a pas été retrouvé et tout autre indice [...]. Et
quel rapport avec l'assassinat de Natacha Danais ? Aucun manifestement. On a pu croire, dans un premier temps, que la jeune voisine du vétérinaire avait percé à jour son secret. Mais les
terroristes seraient-ils allés jusqu'à l'éliminer physiquement ? [...] Le vétérinaire faisait un suspect en puissance. Fait sans doute aggravant, il connaissait la fillette : Il l'aidait à
faire ses devoirs de mathématiques quand elle en avait besoin. »
Après plusieurs jours de vérification, les enquêteurs dissocieront les deux affaires. La presse se calmera, mais le mal est fait : « il n'y a pas de fumée sans feu », pour
beaucoup le doute sur l'implication du militant dans le meurtre subsistera.
À la fin de la garde à vue, Jean Groix est transféré à Paris en compagnie des trois militants basques qu'il avait hébergés, pour être présenté à un juge anti-terroriste et incarcéré en région parisienne. Jean Groix, militant politique, était capable d'assumer ses choix politiques d'aide aux Basques, mais était-il capable de supporter les accusations qui avaient été portées contre lui pour ce qui est du meurtre de sa voisine ? C'est dans cet état d'esprit qu'il est arrivé à la prison de Fresnes. Quand le militant breton est arrivé en détention, il s'est retrouvé étiqueté « militant politique » mais aussi « pointeur ». Ce statut de pointeur est le pire que l'on puisse avoir en détention puisqu'il entraîne bon nombre de sévices et d'humiliations de la part même des autres détenus. En prison, milieu très fermé par excellence, les nouvelles, vraies ou fausses, les rumeurs se propagent très vite et le personnel de l'administration pénitentiaire n'est pas là pour y remédier, bien au contraire. Il n'a pas supporté. Le 29 janvier 1991, Jean Groix était retrouvé sans vie dans sa cellule de la prison de Fresnes.
Cette douloureuse affaire aurait pu s'arrêter là, mais c'était sans compter sur le vice de certains policiers anti-terroristes. Au mois de mai 1992, à une semaine d'intervalle, deux séries d'arrestation de militants ayant hébergé des Basques ont lieu en Bretagne. Pendant les gardes à vue, des policiers se sont employés à salir la mémoire de Jean Groix pour faire pression sur les personnes interrogées. Les policiers affirmaient qu'ils étaient toujours persuadés de la culpabilité de Jean Groix dans l'assassinat de Natacha. Non seulement ils l'affirmaient, mais c'était à grand renfort d'exemples aussi sordides les uns que les autres. «Jean Groix avait lavé sa camionnette à grande eau pour faire disparaître le sang après le meurtre» ou encore «il avait gardé le cadavre pendant plusieurs jours après le meurtre dans un congélateur à son cabinet médical». «Les gens qui hébergent des Basques comme vous sont des assassins», «Le vétérinaire de Rezé prenait des stagiaires très jeunes qu'il harcelait sexuellement», «c'était un pervers sexuel, c'est pour cela que sa femme l'avait quitté ». Le tout bien sûr en exhibant les photos de la fillette sans vie. Plusieurs personnes sont sorties de leur garde à vue en se posant de nombreuses questions sur la part de vérité dans cette histoire, la pression supportée pendant la garde à vue n'aidant pas à la sérénité de la réflexion.
Pendant combien d'années le doute a-t-il été délibérément entretenu par des personnes possédant autorité en la matière ? Quel média a jugé bon de réhabiliter Jean Groix ? Quel média décidera un jour de consacrer autant de lignes et de conviction à affirmer l'innocence d'un individu qu'il en avait pu faire pour alimenter la suspicion lors de son arrestation ?
C'est bien le système judiciaire français qui est en cause : juger par média interposé. Il a l'entière responsabilité de la mort cruelle du docteur Jean Groix. La police et la justice française n'ont rien fait pour rétablir la vérité. C'est à nous de réhabiliter sa mémoire !
Pour la LBDH M. Herjean "



Autoriser les cultures OGM, c'est mettre les revenus des paysans d'ici et d'ailleurs aux mains
d'une ou deux multinationales ! Et les agissements de ces grandes multinationales dans plusieurs pays en voie de développement montrent bien que les OGM ne seront en aucun cas une solution au
« problème de la faim dans le monde ».
Les premiers impacts de la marée noire de dimanche dans l'estuaire commencent à être établis. Les premiers éléments d'infraction de pollution ont été mis en
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Nazaire sont en grêve de la faim pour que soit respecter
leurs droits élémentaires. Emgann-MGI tient à leur apporter leur soutien. Jeudi un rassemblement était organisé pour les soutenir devant la sous-prefecture de Saint-Nazaire réunissait près d'une
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faim décidée relève de l’engagement personnel des salariés. Cet acte est d’une gravité extrême qui peut conduire à des points de non retour pour les êtres humains. Les pouvoirs publics ne
pourront pas, s’ils laissent la situation se dégrader, se réfugier derrière l’argument que la puissance publique ne négocie pas sous la pression d’une grève de la faim.
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canalisation défectueuse de la raffinerie Total de Donges a déversé au moins 400 m3 d'un fuel assez volatile dans l'estuaire de la Loire, qui se sont répandu ensuite sur la rive sud vers
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et politique breton qui sera à même de prendre en compte les enjeux maritimes et écologiques bretons.
Vendredi soir dernier, c'était le
premier conseil municipal de Saint-Herblain. Ci-suit la déclaration de Jakez Caillaud, élu de la liste Saint-Herblain à Gauche Toute/Sant-Ervlan a-gleiz penn da benn.
