Social/SOKIAL

SBFM, Citroën, Barre Thomas, Sanden...de Rennes, à Caudan en passant par Tinténiac les mauvais coups pleuvent sur les travailleurs de l'automobile et les sous-traitants de Bretagne. Il n'y pas un jours qui passe sans que des journées de chômage partiel soient annoncées ou des licenciements… Hormis les déclarations de circonstance sur la crise qui a bon dos et les tentatives de mobilisation de quelques syndicalistes, l'ensemble des ces mauvais coups semble être accueilli avec résignation.


Le mouvement de la gauche indépendantiste estime que l'ensemble de ces licenciements et journées de chômage partiel sont le résultat d'une volonté de se servir de la crise économique actuel pour pouvoir dégraisser tout en permettant aux actionnaires et dirigeants de faire un maximum de profits.
Pour faire face et refuser la résignation, nous nous déclarons disponibles et favorables à l'organisation de journées d'action interprofessionnelles pour soutenir tous ceux et celles qui, dans l'industrie automobile en Bretagne souhaitent résister à cette nouvelle attaque contre la classe ouvrière. Cela passe notamment par une présence que nous souhaitons large aux côtés des 300 salariés victimes de la dernière vague de licenciement à la Barre Thomas le 8 décembre prochain à Rennes devant le tribunal où passera leur employeur.


A plus long terme nous souhaitons que, dans le domaine industriel et notamment automobile, les institutions locales bretonnes (notamment le conseil régional) axent leur politique sur 2 points :


Investissement massif dans la recherche et le développement de la part du Conseil régional, notamment dans le domaine des véhicules électriques ou hybrides (préférables à terme au segment des voitures de moyenne et haut de gamme traditionnellement fabriquées en Bretagne).
Pour ce faire, la région doit impérativement exiger du gouvernement français le transfert des compétences en matière d'impôt et la fin du détournement de la part de la France (notamment vers l'Île de France) des subventions européennes en matière de recherche et développement.


Nous exigeons d'autre part le contrôle des avantages notamment fiscaux locaux directs ou déguisés, octroyés à Peugeot CSA. Alors que le Conseil régional et l'État français octroient à Peugeot CSA des avantages fiscaux multiples, la direction de cette entreprise n'a toujours donné aucune garantie sérieuse concernant le maintien dans les décennies à venir du complexe de la Janais. Le manque de perspective pour cette usine est décrié depuis des années par les syndicats et semble préfigurer un déménagement à long terme dans des pays à moindre coût. Notons que Peugeot CSA annonce la mise en place de cellules de recherche et développement en Chine pour 2009 alors même que le savoir-faire breton en matière d'automobile et d'innovation technique est connu et éprouvé.


Devant l'ampleur du désastre économique généré par certains choix stratégiques désastreux, notamment de la part de l'industrie automobile, nous demandons, à l'approche des rendez-vous électoraux de 2010, que soit mise à plat la situation de l'industrie en Bretagne et notamment la place et les choix stratégiques des plus grands employeurs industriels tels que Peugeot PSA, les ex-chantiers de l'Atlantique, Airbus ou la DCN. Les collectivités locales bretonnes dépensent régulièrement de l'argent pour garder ces grands groupes, les collectivités locales bretonnes doivent être associées aux choix stratégiques de ces grands groupes. Les Bretons travaillent pour ces usines, les partenaires sociaux bretons ont leur mot à dire dans l'avenir de ces usines !


Fañch Oger, porte-parole national. Rennes le 3 décembre 2008

Lors du journal de 20h, Claire Chazal annonçait le retour de l’éternel débat sur l’ouverture des magasins le dimanche. Le reportage montrait un centre commercial de la banlieue parisienne et comme à sa grande habitude, TF1 faisait un micro trottoir où évidemment les clients et les employés disaient qu’ils étaient super content que ce soit ouvert le dimanche. En outre le reportage rappelait (interdiction de rire) que le travail se faisait sur la base du volontariat !

Mais là où ça devenait intéressant c’est lorsque le reportage nous montre un sondage, ce dernier annonce que 67% des gens d’Ile de France sont pour l’ouverture des magasins le dimanche contre seulement 46% des "ruraux" (language TF1) ! Outre le fait que TF1 pense qu’hormis en région parisienne il n’y a que campagnes et ploucs ce qui est déjà une insulte faite aux différents peuples de l’hexagone, la chaîne insinue de façon  que puisqu’en Ile de France, 67% des gens sondés sont pour l’ouverture des magasins le dimanche, le gouvernement doit suivre et généraliser cette ouverture !

Depuis quand dans un pays qui se dit démocratique (mais nous savons bien que ce n’est qu’une façade), une toute petite partie de la population serait en mesure de décider de ce qui doit être fait ! Non nous ne voulons pas qu’en Bretagne les magasins ouvrent le dimanche, nous ne voulons pas que des acquis sociaux soient une nouvelle fois mis à mal. Dire que cela se fait sur la base du volontariat est de la pure fumisterie ! Toute personne ayant travaillé dans le privée sait très bien que ce n’est que le bon vouloir du patronat qui décide de qui va travailler le dimanche et attention à ceux qui refuseraient ! C’est la porte ou alors un salaire bloqué, assignation aux tâches les plus dégradante et autres attaques contre les employés.


Si Paris veut ouvrir ses magasins le dimanche qu’il le fasse ! Mais jamais en Bretagne nous devrons accepter une telle mesure c’est pourquoi seul un pouvoir breton indépendant et socialiste peut défendre les travailleurs contre la frénésie libéral du gouvernement en place à Paris !

 

                        Pour Emgann Naoned, Vincent Jacob

Emgann-MGI dénonce l'attitude réactionnaire et irresponsable de la préfecture des PdL, et soutient le collectif Korng'heol.

En effet pour le traditionnel tecknival de l'été, qui l'année dernière dernière s'était déroulé près de Saint-Brieuc, le collectif avait décidé de trouver un terrain en Loire-Atlantique. Après une demande d'autorisation à la préfecture ceux-ci se sont vu pousser dans l'illégalité par le préfet, qui demande à Korng'heol d'organiser l'évènement de manière « traditionnel ». Plus que difficile pour une association de bénévoles et d'amateurs qui tiennent à garder le caractère libre et non commercial de leur rassemblement.

L'Etat et le préfet doivent prendre en compte l'importance social de ce phénomène qui a réuni jusqu'à 40 000 personnes l'année dernière. Une fois de plus les Pays de la Loire et le préfet font preuve de fermeture d'esprit, et pousse donc plusieurs milliers de personnes à la confrontation et à la dangerosité de l'illégalité. Les riverains du site pressenti du Carnet l'on bien compris et se disent prêts à subir le bruit occasionné, comme cela arrive pour n'importe quel festival, du moment que la préfecture autorise et met à disposition les conditions de sécurité nécessaires (Croix rouge, pompiers,...).

Comme dans d'autres domaines nous ne pouvons que constater le manque de dialogue et d'ouverture des institutions paysdelaloirienne, Conseil régional et préfecture. Pour nous il est clair que ce devrait être à un parlement démocratique Breton d'autoriser et d'accompagner ce genre d'évènement en Loire-Atlantique, et non au représentant non élu de l'Etat central et d'une circonscription régionale que la population refuse.

 Emgann-Naoned dénonce les violences dont ont été victimes les enseignants et parents d'élèves hier à l'Inspection académique à Nantes.

Nous avons pu voir en pays nantais la vitalité du mouvement de résistance des enseignants et des personnels de l'éducation contre le projet Darcos, tempéré malheureusement par l'inertie des directions syndicales parisiennes.

Hier matin des AVS et EVS (Auxiliaires et employés de vie scolaire), qui aident le plus souvent les enfants handicapés dans les écoles, manifestaient devant l'ANPE Jean moulin de Saint-Herblain pour dénoncer leurs conditions de travail, 650 euro en moyenne de salaire mensuel, temps partiels imposés, aucune formation, emplois non statutaires... Voilà le genre de conditions de travail que propose aujourd'hui le ministère de l'Education à son personnel d'encadrement scolaire!

L'après midi enseignants et parents d'élèves manifestaient pacifiquement dans la cour de l'Inspection académique et attendaient de pouvoir rencontrer l'Inspecteur et de leur remettre un document contre le projet Darcos. Celui-ci refusant de les recevoir, plusieurs personnels d'éducation et parents d'élèves décident de rentrer à l'intérieur du bâtiment pour pouvoir le rencontrer.

Les CRS qui gardaient le bureau de l'Inspecteur ont alors procédé à une violente interpellation d'un instituteur, visiblement sans aucune raison apparente. Après plusieurs heures de garde à vue et grâce à la mobilisation de ses collègues devant le commissariat Waldeck-Rousseau, celui-ci sera relâché dans la soirée.

Comme à l'habitude, pour contrecarrer toute plainte pour interpellation et violences abusives, les CRS ont directement voulu porter plainte pour coups et blessures envers agent contre l'interpellé, celui-ci aurait retourné « le doigt d'un agent et blessé légèrement deux autres ». Cependant une video du journal télé de Nantes7 montre bien l'interpellation abusive et les violences gratuites des CRS http://www.dailymotion.com/search/nantes/video/x5r32f_jt-120608-midi_news (reportage vers les2Min40)

Au-delà la dénonciation de l'affaiblissement de la mission éducative publique et du caractère pédagogique réactionnaire du projet du Ministre Darcos, il nous semble important de dénoncer le traitement méprisant et brutal que réserve l'Etat français à son personnel d'éducation.

La section nantaise d'Emgann-Mouvement de la Gauche Independantiste Bretonne, tient à apporter son soutien aux maitres-nageurs en grève de la piscine du Petit-Port.
Ceux-ci souhaitent l'alignement de leurs salaires sur ceux des autres piscines municipales nantaises. Face à leur légitime revendication, le directeur de NGE (l'entreprise privée chargée par la mairie de la gestion de la piscine) semble ne pas vouloir ouvrir de discussion, comme il le rappelle « nous sommes tenus d'assurer un service public mais pas tenu d'assurer l'égalité de traitement avec les agents ».
C'est bien ce système de désengagement de la municipalité vis à vis de ses missions de service publique que nous dénoncions en mars dernier au sein de la liste municipale Nantes à Gauche Toute !/ Naoned a-gleiz penn da benn!. Comme cela a pu être mis en avant avec la gestion privée du musée du Château des Ducs de Bretagne, le délaissement des missions de services publiques par J-M Ayrault se fait au détriment des droits et revenus des travailleurs. En dédaignant assumer leurs rôles, le maire et ses partenaires politiques soit-disant de gauche, participent donc bien à « la baisse du pouvoir d'achat » qu'ils feignent de dénoncer, et c'est ce que nous leur reprochons.

 
Emgann-MGI tient à saluer le courage des pêcheurs bretons, français, et maintenant de toute l'Europe, qui se mobilisent pour que perdurent leur activité. Face à l'économie libérale qui fait que les mareyeurs achètent aujourd'hui des poissons venus de l'autre bout des mers à des prix mettant en danger la profession, face aux quotas qui entretiennent une inégalités entre les pêcheurs européens, face à la spéculation boursière qui fait grimper le prix du carburant, face à l'Etat qui semble ne plus chercher de solutions pour la pêche, il est plus qu'important de se faire entendre.

Nous avions dit lors de la crise d’octobre de l’année dernière que les promesses du locataire de l’Elysée n’étaient que du vent http://emgannbronaoned.over-blog.com/article-13607534.html, nous avions vu juste ! Aujourd’hui les pêcheurs en sont au même point. Le gouvernement promet de débloquer une centaine de millions d’euros et de remettre en cause la politique des quotas, cela est totalement démagogique et montre bien que le gouvernement n'a pas prévu  de régler réellement et durablement le problème ! Donner de l’argent pour palier à la montée du gazole est une fausse solution, cela est certes nécessaire dans l’immédiat mais c’est bel et bien une vraie politique de la mer que l’Etat français devrait adopter pour pouvoir sauver la pêche. Mais le gouvernement en a-t-il vraiment envie ? La question peut légitimement se poser lorsque l’on regarde les différents plans qu’il y a eu par le passé. A chaque fois pour répondre à la grogne des pêcheurs, les gouvernements ont débloqués des fonds sans jamais chercher à comprendre la nature du problème. Aujourd’hui encore,  la France promet une enveloppe de quelques millions d'euro et une révision à la baisse des quotas, qui sera de toute façon annuler par le pays membres de l'UE !

Le constat se fait de lui-même, l’Etat français n’a pas envie de sauver l’activité. Pire ! Si elle pouvait mourir d’elle-même, cela arrangerait les affaires du gouvernement qui pour faire bonne figure mettra ça sur le compte de l’Europe ! La solution au problème est de faire des navires moins consommateurs!

Ceci ne veut pas juste dire que faire un diagnostic énergétique avec quelques préconisations suffise. Les bulbes de quille, les économètres et autres systèmes de contrôles des chaluts, les pêcheurs les possèdent déjà ! A quoi bon ce diagnostic qui dira que le navire est au minimum de sa consommation compte tenu de ses dimensions ? A quoi bon que les gens du ministère (de la DPMA plus précisément) préconisent pour faire des économies d’énergie un nettoyage régulier de la carène et de l’hélice, tout ça les pêcheurs le font déjà !

Le volet  sur la diminution de la consommation d’énergie dans le plan de restructuration de la flotte n’est qu’un plan de plus qui ne sauvera rien. La seule façon de faire des économies d’énergie, et donc de contrebalancer les hausses du prix du pétrole, c’est changer de réglementation et arrêter de diviser les navires en moins de 12 mètres, de 12 à 24 mètres et plus de 24 mètres ! En effet cette réglementation favorise la construction de bateaux-usines larges et gros consommateurs de carburant. De plus, en privilégiant les petites unités de pêche, on ménagerait les ressources halieutiques tout en favorisant l'accroissement du nombre d'emplois.

Voici le paradoxe de cet Etat qui fait mine d’un côté de chercher des solutions pour que les pêcheurs puissent diminuer leur consommation, mais d’un autre côté ne veut toujours pas se pencher sur le vrai problème de la réglementation ! Nous ne le réputerons jamais assez, la France est une nation terrestre et n’a aucune connaissance des choses de la mer, les gouvernements successifs ont toujours pensé la mer comme une question annexe (la preuve, depuis combien de temps il n’y a pas eu de véritable Ministère de la Mer ?).

Alors camarades pêcheurs, une seule solution, un pouvoir breton ! Un pouvoir qui puisse vous permettre de vous défendre au parlement européen, un pouvoir qui ait de véritables compétences de négociations pour pouvoir faire le poids face à ce pouvoir central qui ne regarde que son nombril parisien !

Parce qu'en tant que militant d'emgann on est des warriors, la section d'emgann du pays nantais invite ses adhérents et sympathisants à participer à plusieurs rendez-vous militants à l'occasion du 1er mai. Après la fête organisée le 30 avril au soir place Bretagne à Nantes pour le départ d'Ar Redadeg (la course pour la langue Bretonne), Emgann-Bro Naoned vous invite à nous rejoindre à 6h30 au kilomètre 63 près de Plessé pour un footing indépendantiste d'un kilomètre en faveur de diwan qui débutera à 6h59. Ce kilomètre se rajoutant aux deux km 121 et 122 courrus et achetés près de Theix par Emgann-Broadel. A 10h place du Commerce à Nantes, nous célèbrerons les luttes des travailleurs des travailleuses et travailleurs. Puis nous nous dirigerons vers Notre-Dame-des-Landes pour un pique nique et un après midi militants d'opposition au projet "d'Ayraulport". 

 

 

Alors que les premiers éléments de l'enquête sur la dernière marée noire dans l'estuaire de la Loire témoignent de la négligence de Total quant à l'entretien de ses installations, Emgann-MGI dénonce la précarité des intérimaires travaillant sur les sites de dépollution et la totale inorganisation du nettoyage géré par les entreprises embauchées par Total.

Désormais on sait que Total a clairement minimisé l'accident survenu à la raffinerie de Donges le 16 mars dernier. On sait que la fuite de plus de 400 tonnes de fioul aurait pu être évité si Total avait porté attention à la fuite d'eau qui durait depuis plusieurs temps et qui a causé la rouille de la canalisation transportant le fioul près de la berge. On observe clairement que la préfecture n'a pas daigné allez vérifier l'entendu des dégâts une fois avertie. La culpabilité de Total dans cette nouvelle marée noire, la troisième en deux ans dans l'estuaire, et la complicité de la préfecture, ne semblent maintenant faire aucun doute. Pour se dédouaner de ses responsabilités aux yeux de l'opinion Total a pour la première fois décidé de financer directement le nettoyage, en annonçant à la presse qu'il n'y en aurait que pour quelques jours, qu'elle envoyait plus de 500 « professionnels » régler tout ça.

Alerté par des intérimaires employés à nettoyer les différents sites de pollution de l'estuaire, Emgann a été vérifier le déroulement des opération sur le site de Cordemais près de la centrale thermique d'EDF. En plus de l'effroyable dégradation des berges de la Loire, zones protégées et classées Natura 2000, nous avons observé de sérieux dysfonctionnements dans les opérations de nettoyage financés par Total, conditions de travail déplorables, sites protégés massacrées, oiseaux mazoutés non décomptés, proximité du bétail avec le mazout,...

Des conditions de travail inacceptables !

 

Contrairement a ce que Total laissait entendre dans la presse, les sociétés recrutées pour ces opérations ne sont pas des « experts », des « professionnels » de la dépollution, mais de simples sociétés nettoyage industrielle habituées généralement a nettoyer des bureaux, des laboratoires, des usines agro-alimentaires, et réellement incompétentes. Il n'y a que des intérimaires à travailler et aucun des chefs de chantier n'a de formation ou de simples connaissances dans de le domaine de la dépollution. Les célèbres combinaisons jaunes qu'on a pu voire dans les journaux, affichent pour certaines des dates de péremption dépassées de plusieurs semaines. Certains matins il a des masques pour se protéger des émanations de fioul, d'autres pas, de toute façon depuis quelques jours il ne distribuent plus que de simples masques à poussière; et quand on demande au responsable de la société de nettoyage TFN si le fioul

est possiblement toxique, il répond « vos masques on vous les donne, c'est pour que vous les mettiez si l'inspection du travail arrive. De tout façon si le pétrole était toxique les gars de chez Total en porteraient !». Pourtant des pompiers et des infirmières qui stationnent de temps à autre près du site nous disent que c'est toxique, qu'il faut mettre deux à trois masques par jour, mais comment faire ? Ils n'en distribuent même pas un par personne. Une citerne a été installé lundi à la sortie du site sur la demande de plusieurs intérimaires qui réclamaient un point d'eau pour se rincer avant d'aller manger. En effet, là- bas on mange sur le site, et même avec de l'eau ou des lingettes, que les intérimaires amènent pour enlever le fioul qui s'est immiscé entre la base du des gants et la combinaison, le fioul reste collé au main. On stipule pourtant qu'en aucun cas le fioul ne doit être ingéré. Les hommes et les femmes ne touchent pour la plupart aucune prime de salissure de la part de leur agence interim, il n'y a qu'une toilette complètement souillée pour une centaine de travailleurs et aucune douche. Le piétinement des berges a transformé le site en un vaste champ de boues vaseuse et mazoutée, hier matin un ouvrier s'est fracturé la jambe en glissant sur une planche servant de passage entre deux rives d'un étier.

Une organisation inexistante et anti-écologique

Contrairement à ce que Total déclarait dans la presse il n'y a pas de « professionnels » sur le site, et plus de trois semaines après, le travail n'est pas fini. Le chantier n'avance pas, mais Total paie, elle ne veut pas d'histoires. On coupe les roseaux des berges et l'herbe mazoutés a une centaine de mètre de vaches qui paissent tranquillement. Le matériel manque, ceux qui ont réussi à attraper une truelle ou une fourche arrachent les mottes végétales et la vase, on leur a demandé; les autres attendent, personne ne sait quoi leur donner à faire. Au début on avait donné une sorte de grand tissus blanc à étaler sur l'herbe et qui devait absorber le pétrole, deux jours après tout sera arraché par une pelleteuse. Quelques minutes après que la pelleteuse ait arraché la partie superficielle du sol le fioul imbibant la terre refait surface. Après une
journée de travail les berges boueuses et complètement massacrées sont encore plus horribles et détruites que quand on est arrivé. Hier matin des intérimaires ont trouvé un oiseau mazouté dans les roseaux coupés, une poule d'eau vraisemblablement, sitôt le chef dira de le balancer avec le reste du bourrié, visiblement aucune société de protection ou ornithologique ne sera prévenu.

Nous dénonçons l'attitude de Total qui fait tout pour passer sous silence la marée noire qu'elle a causée, nous dénonçons l'attitude de le préfecture qui ne fait rien pour contrôler les travaux de nettoyage diligentés par Total. Nous avons prévenu dès aujourd'hui les syndicats SLB, SUD et CGT sur les conditions de travail des intérimaires et la LPO et Bretagne Vivante sur la situation écologique des opérations. Nous réclamons auprès de la société Total et de la préfecture que la nature toxique ou non du fioul ramassé par les intérimaires soient rendu publiques et communiqué aux intérimaires.
Deuxièmement nous nous opposons à ce qu'un jour la pollution du site permette à l'Etat de déclasser la zone protégée des marais de Lavau, facilitant ainsi l'extension du port et de la société Total sur le périmètre de Donges-est.

Comme l'affichait sur sa combinaison un travailleur sur le site de Cordemais « les bretons en ont marre des marées noires », et c'est bien avec l'acquisition d'un pouvoir démocratique ici, en Bretagne, que nous serons mieux à même de défendre et de préserver notre environnement face aux intérêts des lobby pétroliers et nucléaires et à leurs amis du pouvoir central.






video montrant la précarité des méthodes de travail antipollution, que ce soit pour les conditions de travail ou pour préserver l'environnement: http://www.dailymotion.com/emgannnaoned/video/x4y3nc_methodes-de-depollution-plus-que-pr_news

 Emgann-Mgi dénonce l'ignominie et le manque de respect exprimé par la société Aker Yards dans l'attitude et le communiqué publié ces derniers jours sur le paiement des salaires des travailleurs grecs en grève de la faim.
http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=10249 . Emgann Bro Naoned avait soutenu et publié un communiqué de soutien à ces derniers il y a plusieurs jours http://emgannbronaoned.over-blog.com/article-17941981.html

Ces travailleurs réclamaient simplement leurs salaires à la société sous-traitante d'Aker Yards qui les avait embauché. Loin de chez eux et sans aucun argent ils s'étaient vu sans solutions à court et moyen termes, obliger d'entamer une grève de la faim pour réclamer leur dû. Et contrairement à se qu'affirme Aker Yards, des responsables de la société CGT USM les en avaient vivement déconseillé !

Oui, Aker Yards leur a enfin payé leurs salaires et elle n'a pas de quoi s'en vanter après tout ce temps. La société devrait mieux choisir des sous-traitants plus respectueux du droit des travailleurs et du code du travail. Dans son communiqué, Aker Yards fustige la CGT dans leur soutien aux travailleurs grecs, leur reprochant de mettre « l'emploi dans la ville de Saint-Nazaire en danger par leurs méthodes archaïques »! Mais n'est ce pas Aker Yards qui depuis qu'elle est à Saint-Nazaire sous-traite dans des proportions énormes à des sociétés employant uniquement des travailleurs étrangers, payés jusqu'à quatre fois moins que le SMIC ! L'exemple des travailleurs grecs est justement là pour le rappeler.

La mauvaise fois et le caractère insultant affiché par Aker Yard envers les travailleurs en grève de la faim, qui n'ont obtenu dans cette affaire que le paiement de leurs salaires, montre le réel visage de la considération quAker Yards porte aux gens qu'elle emploie.

..., le peuple breton se fait entendre


Alors que la discussion sur la légalisation de la culture commerciale d'OGM à l'assemblée française a commencée, on peut dire que la manifestation du week end dernier a bien mobilisé en Bretagne. Sur les 25 000 manifestants mobilisés dans sept ville du territoire français c'est entre 10 000 et 15 000 manifestants qui se sont mobilisés à Rennes. Le matin c'était plusieurs milliers de bretons qui s'étaient mobilisés partout en Bretagne pour la défense des salaires etdes retraites, ainsi que plusieurs centaines en soutien au peuple tibétain et du peuple palestinien. Dans l'après midi c'est 7000 personnes qui se regroupaient dan la pette ville de Carhaix pour défendre leur maternité, et quelques centaines pour Dihun à Quimper et d'autres contre un dépot de machefer au Gouesnou.

 

DEIZIATAER

breizhistance.JPGDisadorn 10 a viz Genver/Janvier [Nantes:Naoned] 14h réunion de soutien aux six inculpés de la réunification quai Baco 
Disadorn 10 a viz Genver/Janvier
[Nantes/Naoned] 15h place du commerce manifestation de soutien au peuple palestinien
Disadorn 31 a viz Genver/Janvier[Nantes/Naoned] 14h place Bretagne manifestation de soutien aux six inculpés de la Réunification





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