Justice/JUSTIS

Hier Brahim Benamor, tunisen originaire de la région de Redeyef a été expulsé de Nantes pour la Tunisie.


A Nantes la mobilisation avait été relativement importante pour soutenir la population et les mineurs de Redeyef contre la répression des patrons et de l'Etat tunisien. Emgann avait alors pris position en faveur de la population du bassin minier http://emgannbronaoned.over-blog.com/article-20393029.html . En effet une forte répression s'exerce sur les militants syndicaux et la population, qui en Tunisie, comme à Nantes, s'étaient mobilisés en faveur des mineurs. C'est notamment le cas de Ess'ghaler Belkiri qui lors d'un retour au pays pour un mariage, avait passé un mois et onze jours dans les geôles du président Ben Ali.


Malgré une situation conflictuelle et dangereuse pour Brahim Benamor, la préfecture n'a pas hésité à renvoyer de force le tunisien dans son pays. Les personnalités de « gauche » de la cité des Ducs n'ont semble-t-il pas jugé utile de tenter d'intercéder en sa faveur, pourtant une délégation française, composé de personnalités de la « gauche plurielle », s'était rendu à Redeyef la semaine dernière pour témoigner de la situation.

Ci-suit le texte du comité de soutien à Paskal, Gaël et Kristian

 

                      Solidarité avec les militants indépendantistes Bretons !

   


Au cours de l’année 1999-2000 plusieurs dizaines de personnes furent arrêtées, et parfois incarcérées dans le cadre des enquêtes sur les attentats revendiqués ou attribués à l’Armée Révolutionnaire Bretonne. Beaucoup passèrent entre quatre et cinq ans en détention préventive dans l’attente d’un jugement. A l’issue de ce jugement qui survint en mars 2004, plusieurs d’entre eux (c’est le cas de Paskal Laizé et Kristian Georgeault) revendiquèrent leur appartenance à ce groupe clandestin et furent condamnés en conséquence. D’autres comme Gaël Roblin furent condamnés pour des faits relevant de délit, pour simple contact avec des militants clandestins.Au final, sa peine de prison sera inférieure  au  temps de détention préventive. Tous furent acquittés de toute participation directe ou indirecte à l’attentat de Quévert qui couta la vie à une jeune employée en avril 2000.

Kristian, Paskal et Gaël  sont depuis libres après avoir effectués une longue peine. Ils ont repris tous les trois leur place dans la société bretonne.

Tous les observateurs (avocats, journalistes, public…) présents au moment du proçès soulignèrent l’absence totale d’éléments laissant penser à leur implication dans cette action. La cour en tira toute conséquence en les acquittant de ce fait (entre autres).

 

Pendant des années leur mise en examen pour cet attentat avait permis de  les salir et de justifier de leur long emprisonnement préventif. 10 jours après ce verdict le parquet général décidait de faire appel de cette décision qui était pour lui un véritable camouflet. Toutefois, dans sa précipitation, le parquet ne fit appel que contre trois des acquittés et seulement pour une partie des  faits jugés. Cela semble pour beaucoup d’observateurs se situer une fois de plus aux marges de la légalité judiciaire. C’est pourquoi le parquet a attendu, hésité plus de quatre ans avant d’audiencer ce nouveau procès en sorcellerie qui concerne notamment l’attentat de Quévert !

Il se déroulera du 17 au 28 novembre prochain devant la cour d’assises spéciale à Paris.

 

Pourquoi cet acharnement contre ces trois militants ?

 

Il s’agit, bien sur, pour le procureur de la République Française d’essayer d’effacer l’humiliation subit lors de l’acquittement de mars 2004. Ce procès s’inscrit de plus dans un contexte de répression généralisée contre tout ce qui conteste l’ordre Sarkozyste.

De plus, ces trois militants indépendantistes n’ont rien renié de leurs convictions. Ils ont continué à s’engager publiquement en faveur du droit du peuple breton à décider librement de son avenir, ils ont été de nombreuses mobilisations sociales et politiques (y compris au niveau électoral) contre la casse des services publics, la dérèglementation du droit du travail, la défense de l’environnement, et de toutes les initiatives antisarkozy.

 

Peut être ne partagez vous pas toutes leurs options politiques, mais on ne peut rester les bras croisés alors que ces militants risquent des années de prison pour des faits auxquels ils n’ont pas participé, alors même que l’accusation semble prendre quelques libertés avec le droit.

 

 

C’est pourquoi nous vous invitons à vous mobiliser :

 

-en participant aux réunions d’information du comité de soutien à Gaël, Paskal et Kristian dans votre ville ou secteur.

-en participant à la manifestation de soutien qui aura lieu le 15 novembre à Rennes autour du mot d’ordre « non à l’acharnement contre Gaël, Kristian et Paskal ! Abolition des lois antiterroristes ! » Faites nous savoir si votre organisation ou association s’y associera.

-En faisant un don ou optant pour le prélèvement mensuel à Skoazell Vreizh (le Secours Breton) qui prend en charge depuis 1969 la solidarité financière avec les militants poursuivis ou emprisonnés pour leur engagement en faveur des droits du peuple breton.

 

 

 

Rennes, le 10 octobre 2008.

Le comité de soutien à Gaël, Paskal et Kristian.

 

http://www.skoazell-vreizh.org/

 

Quatre ans et demi après un premier jugement, la justice française revient à la charge en appelant à un nouveau procès contre trois de nos camarades et militants, Kristian Georgeault, Gael Roblin et Pascal Laizé. Il aura lieu, comme le premier, devant une Cour spéciale à Paris du 17 au 28 novembre prochain.

C'est un jugement politique : les militants poursuivis le sont pour leurs engagements indépendantistes, notamment au sein d'Emgann-MGI. Nous avons du mal à croire que qui que ce soit pense, au Palais de justice de Paris, qu'ils soient coupables des faits qui leurs sont reprochés, sinon pourquoi avoir attendu quatre ans pour les rejuger ? Et nous nous associons aux interrogations de nombreux observateurs sur la légalité d'une telle procédure d'appel partiel qui semble être une première.

La solidarité est nécessaire pour entraver les agissements de la justice française face à ces trois travailleurs bretons parfaitement connus pour leurs engagements passés ou présents, et parfaitement insérés. Pour soutenir Gaël, Kristian et Paskal, nous appelons à manifester place du Parlement de Bretagne à Rennes le 15 novembre à 14 h 30htt et à participer à toutes les initiatives de soutien à nos trois camarades. N'oubliez pas par ailleurs de faire des dons à Skoazell Vreizh.

Nous souhaitons par ailleurs rappeler que d'autres Bretons sont poursuivis par la justice française ou incarcérés, comme Denez Riou : nous leur apportons ici notre soutien indéfectible et nous ne les oublions pas.

Pour Emgann MGI Fañch Oger


Pevar bloaz hanter goude ar varnadenn gentañ, gwelet 'vez en-dro justis bro-C'hall o klask aozañ ur prosez-galv a-enep da dri c'hamarad deomp, Kristian Georgeault, Gael Roblin ha Paskal Laizé. Hag ur wech all e vo graet dirak lez-varn ispsial Pariz deus ar 17 betek an 28 a viz Du.

Ur prosez politikel eo : barnet e vo ar stourmerien-se evit o oberennoù dizalc'hour, hag e-barzh Emgann MGI da skouer. Diaes eo deomp soñjal ez eus tud e palez justis Paris hag a gred e vefent kablus deus ar pezh a vez rebechet dezho : mod all, perak enta eo bet gortozet pevar bloavezh evit barnañ anezho en-dro ? Hag evel meur a zen ec'h en em c'houlennomp ha reizh e vije keñver lezenn ur seurt prosezadur galv dre dammoù hag a seblant bezañ nevez...

Kengred a zo ret evit mont a-enep ar justis gall en he stourm ouzh an tri labourer breizhat-se anavezet mat evit ar perzh kemeret en hor stourm en amzer dremenet pe en amzer-vrema, hag embarzhet da vat e kevredigezh ar vro. Evit skoazelliñ Gael, Kristian ha Paskal e c'halvomp da vanifestiñ war blasenn Breujoù Breizh d'ar 15 a viz Du da 2e30 ha da gemer perzh en holl oberennoù skoazell a vo dalc'het er c'houlz-mañ. Ha na zisoñjit ket profañ arc'hant da Skoazell Vreizh.

Fellout a ra deomp ivez lavaret eo arabat disoñjal ez eus Bretoned all a zo tamalet dezho traoù gant justis bro-C'hall, pe toullbac'het evel Denez Riou : a-viskoazh e vefomp skoaz-ouzh-skoaz gante, na zisonjomp ket anezho !

Evit Emgann MGI Fañch Oger ■











Contre toutes attentes et sans nouvelles pièces au dossier, la Cour spécial a décidé de rejuger Gaël Roblin, Paskal Laizé et Kristian Georgeault, sur l'affaire du mystérieux attentat de Quévert. Après quatre ans de détention provisoire, un procès mené à charge et une condamnation médiatique, rien n'avait permis d'inculper les trois prévenus dans cette affaire. Après plus de quinze années de prison effective à eux trois, Paskal, Kristian et Gaël ont continué de militer au sein de la Gauche Indépendantiste.

Il nous faut plus que tout dénoncer cette acharnement judiciaire, qui ne semble motivé que par la fidélité des prévenus à la gauche indépendantiste Bretonne. Nos trois camarades retournent devant la Cour spéciale dans la complète incompréhension de la réouverture de leur dossier, et risquent la perpétuité.

Le mouvement politique et l'ensemble des bretons doivent se mobiliser pour défendre nos camarades et dénoncer cette injustice !

BRETAGNE LIBRE ET SOLIDAIRE !

ci-suit communiqué de Skoazell Vreizh, n'hésitez pas à verser un don :

Du 17 au 28 novembre prochain trois de nos compatriotes, Gaël Roblin, Paskal Laizé et Kristian Georgeault, sont appelés à comparaître en appel du procès ayant eu lieu en mars 2004, devant la Cour d'assise spécialement composée de Paris. L'appel intervient plus de 4 années après ce premier jugement. Cela veut dire que depuis plus de 4 ans et demi, Paskal, Kristian, et Gaël ainsi que leurs familles sont dans l'attente et vivent avec cette épée de Damoclès au-dessus de leur tête. Ce délai de procédure anormalement long est sans précédent.

Le premier jugement avait mis en lumière une instruction menée à charge avec beaucoup d'accusations sans fondements ; ces manques furent d'ailleurs largement constatés par un nombre important d'observateurs. Malgré cela et l'acquittement pour les prévenus sur une grande partie du dossier, les peines alors prononcées par la cour avaient été lourdes pour certains d'entre eux, notamment pour Kristian, Paskal et Gaël (condamnés respectivement à 11, 8 et 3 ans d'incarcération dans les prisons françaises). Ce harcèlement judiciaire, uniquement basé sur un délit d'opinion, n'est pas tolérable dans un pays se réclamant d'une démocratie.

Skoazell Vreizh appelle l'ensemble des Bretonnes et des Bretons à se mobiliser pour venir en aide et en soutien à nos trois concitoyens. Face à la force de frappe de l'État français et de sa justice, il est important qu'ils soient soutenus. Nous appelons à la Solidarité ! ! ! Nous le savons tous, c'est bien cette solidarité qui permettra à Paskal, Kristrian et Gaël de se défendre dignement et de manière efficace.

Skoazell Vreizh appelle l'ensemble des Bretonnes et des Bretons à se mobiliser pour créer des comités de soutien afin d'informer la population bretonne et réunir des dons qui permettront à Skoazell Vreizh de leur assurer leur défense.

Skoazell Vreizh appelle les Bretonnes et les Bretons à rejoindre le 15 novembre prochain, à Rennes. le rassemblement de soutien en faveur de Gaël, Kristian et Paskal.

Skoazell Vreizh appelle enfin les Bretonnes et les Bretons à être présents auprès de nos compatriotes à l'ouverture du procès, ainsi que les jours qui suivront, devant le Palais de justice à Paris le 17 novembre prochain.

Vous pouvez envoyer un soutien financier à Skoazell Vreizh : soit par virement mensuel de 5, 10, 20 euros ou davantage (cf document joint à retourner complété à Skoazell Vreizh), soit en nous envoyant un don. Il n'y a pas de « petits dons », tous les soutiens sont les bienvenus ! Merci à vous !

Skoazell Vreizh / Secours Breton
Feuteun Wenn
3 rue Aristide Briand
44350 Gwenrann / Guérande

Tél : 06 14 08 07 77

La gauche indépendantiste Bretonne (Emgann) prend note de la libération d'Ingrid Betancourt.

Nous observons que de nombreux emplacements sur certaines mairies où son portrait était affiché sont désormais vides comme à Nantes ou à Rennes par exemple. Nous suggérons à l'ensemble des mairies de Bretagne étant dans ce cas d'y faire désormais figurer des portraits de militants incarcérés de par le monde pour leur engagement en faveur du droit des peuples à l'autodétermination et du partage des richesses.

Comme par exemple : Abdullah Ocalan leader du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et condamné à mort par un tribunal militaire turc ou encore madame Ino Galparsoro qui est emprisonnée en Espagne depuis le 1er mai par le juge du Tribunal national (en espagnol Audiencia Nacional) de Madrid, Baltasar Garzón, pour avoir poursuivi son activité politique. Ino est maire pour l'ANV, parti indépendantiste de gauche, dans une ville de 22 000 habitants, Arrasate-Mondragon au Pays Basque Sud, tout comme les leaders de la gauche basque Arnaldo Otegi et Joseba Alvarez, eux aussi en prison en Espagne en raison de leur engagement indépendantiste public.

D'autres militants de par le monde, comme Leonard Peltier incarcéré aux États-Unis depuis 1976 en raison de sa militance en faveur des droits des Amérindiens, auraient tout autant leur place que l'amie de classe de Monsieur de Villepin sur les frontons de nos mairies. Cette liste n'est pas exhaustive.

Mettre en pratique cette suggestion prouverait l'engagement réel de ces mairies en faveur des militants qui, de part le monde, se battent pour un monde meilleur et qui ne sont pas issus de la même classe qu'Ingrid Betancourt.

Pour Emgann-MGI : Fañch Oger.


Rappelons aussi qu'en Bretagne à  l'heure actuelle, le prisonnier politique breton Denez Riou reste toujours incarcéré.

Alors que nous apprenions la décision du parquet de renvoyer devant le tribunal correctionnel les trois policiers accusés dans l'affaire de la mort de Taoufik El-Amri *, nous dénonçons l'attitude du syndicat policier Alliance.

Nous pouvons nous réjouir de voir, un an et demi après les faits, les principaux accusés prochainement jugés, tant les poursuites dans les affaires de bavures et de fautes mettant en cause des policiers sont rarement menées à terme et en toute transparence. Alors que plusieurs fautes comme les « faux témoignages » semblent avérés, et que les circonstances de la mort de l'ouvrier tunisien sont toujours à éclaircir, nous dénonçons les déclarations du syndicat Alliance qui refuse de voir cette affaire traduite en justice. Le simple fait que cette affaire mette en cause des policiers, justifierai donc pour Alliance que la famille de M. El-Amri reste dans l'ignorance totale de ce qui a pu amener la mort troublante du ressortissant tunisien.

En plus de cela, le syndicat instrumentalisme la situation au mépris de la douleur des membres de l'entourage de M. El-Amri. Alliance appelle les policiers du département à une répression ferme de la population, comme une vengeance de la décision de justice, en demandant « d' embarquer au poste » le plus de « personnes ivres » et « qui sèmeraient un trouble à l'ordre public ».

Notre soutien va évidemment à la famille du disparu, en espérant que le procès permettra malgré tout d'apporter des réponses sur la mort mystérieuse de Taoufik El-Amri.

*Le 12 décembre 2006, un ouvrier tunisien était retrouvé mort sans ses papiers dans la canal Saint-Félix à Nantes avec 3,7g/L d'alcool dans le sang, plusieurs jours après que sa famille ai signalé sa disparition. On apprendra plus tard qu'il avait croisé la route de trois policiers français, le soir de sa mort dans la nuit du 22 au 23 novenbre.

Nous tenons ici à témoigner de notre soutien dans l'action menée par la Ligue Bretonne des Droits de l'Homme et visant à rendre hommage à la mémoire de Jean Groix (militant breton mort en détention ( http://emgannbronaoned.over-blog.com/article-18201529.html ) en lui attribuant un nom de lieu dans la ville où il résidait, Rezé (http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=10479&key=lbdh&key1). Face au mépris affiché ( dans le Ouest-France du 29 avril) par l'ancien député-maire de Rezé Jacques Floc'h face à la requête de la LBDH (http://www.agencebretagnepresse.com/fetch.php?id=10575), nous tenons à dire que nous ferons ce qui est en notre pouvoir pour appuyer la cette proposition.
Bien sûr notre soutien va aussi à la famille de la jeune vistime de Fourniret, Natacha Danais, et à la famille de Jean Groix, qui durant le procès de l'assassin ont dû revivre des moments bien douloureux.

Au moment où s'ouvre le procès de Fourniret, nous souhaitions rappeler à la mémoire le militant  rezéen, Jean Groix. Militant de l'UDB, qui avait exprimé courageusement sa solidarité internationaliste en hébergeant des militants basques. Des militants basques qui bénéficiaient encore d'un statut de réfugié politique dans les années 80, car ils fuyaient la torture dans les prisons espagnoles et les assassinat du GAL. L'assassinat de la jeune Natacha Danais par Fourniret, aura fourni à la police française un motif de pression et de criminalisation de l'acte politique de Jean Groix, qui le conduira à se suicider en prison en janvier 1991.

Nous publions ci-suit un communiqué de la Ligue Bretonne des Droits de l'Homme qui revient sur le déroulement des faits :
jean_groix.jpg
"Le procès de Michel Fourniret s'est ouvert ce jeudi à 10 heures devant la cour d'assises des Ardennes au palais de justice de Charleville-Mézières. Il doit répondre devant la cour d'assises de sept meurtres de jeunes femmes ou adolescentes - dont deux avec préméditation - et autant de viols ou tentatives, commis entre 1987 et 2003 des deux côtés de la frontière franco-belge. Michel Fourniret aura fait une autre victime. « On ne parlera pas d'elle pendant ces deux mois d'audience mais la mort de ce militant Breton Jean Groix est bien la conséquence d'un de ces crimes associé à l'acharnement de la police anti-terroriste contre lui et relayé par les média. »

L'affaire commence le 20 novembre 1990 avec l'arrestation à Rezé de ce militant breton dans le cadre d'une enquête sur le meurtre et le viol d'une fillette de cette ville, Natacha Danais. Au cours de la perquisition à son domicile les enquêteurs découvrent trois militants basques présentés immédiatement par la police comme des membres d 'E T A.

Les médias, avec la complicité de la police judiciaire et la sûreté urbaine de Nantes et la 6e DCPJ, ancêtre de la DNAT, s'empare de l'affaire. « 1er et 2 décembre 1990 » Presse Océan et Ouest France titrent : Natacha : un faux suspect et des vrais terroristes – l'insolite découverte de l'enquête sur la mort de Natacha. Et les commentaires vont bon train : «Jeudi, les enquêteurs sur l'assassinat de la petite Natacha Danais, cette Rezéenne de 13 ans dont on a retrouvé le corps samedi dernier sur une plage de Vendée. [...]. Or, sur leur liste de suspects il y avait le nom de ce vétérinaire d'une quarantaine d'années Jean Groix, récemment établi à Rezé. Le cabinet est situé juste en face du domicile de Natacha et le médecin possède deux fourgonnettes blanches, comme celles que la sœur de Natacha a cru apercevoir le jour de la disparition. Bien qu'il aurait été déjà été entendu, de nouveaux éléments auraient justifié la perquisition de jeudi. [...] Les enquêteurs recherchent le manteau violet qui n'a pas été retrouvé et tout autre indice [...]. Et quel rapport avec l'assassinat de Natacha Danais ? Aucun manifestement. On a pu croire, dans un premier temps, que la jeune voisine du vétérinaire avait percé à jour son secret. Mais les terroristes seraient-ils allés jusqu'à l'éliminer physiquement ? [...] Le vétérinaire faisait un suspect en puissance. Fait sans doute aggravant, il connaissait la fillette : Il l'aidait à faire ses devoirs de mathématiques quand elle en avait besoin. » 

Après plusieurs jours de vérification, les enquêteurs dissocieront les deux affaires. La presse se calmera, mais le mal est fait : « il n'y a pas de fumée sans feu », pour beaucoup le doute sur l'implication du militant dans le meurtre subsistera.

À la fin de la garde à vue, Jean Groix est transféré à Paris en compagnie des trois militants basques qu'il avait hébergés, pour être présenté à un juge anti-terroriste et incarcéré en région parisienne. Jean Groix, militant politique, était capable d'assumer ses choix politiques d'aide aux Basques, mais était-il capable de supporter les accusations qui avaient été portées contre lui pour ce qui est du meurtre de sa voisine ? C'est dans cet état d'esprit qu'il est arrivé à la prison de Fresnes. Quand le militant breton est arrivé en détention, il s'est retrouvé étiqueté « militant politique » mais aussi « pointeur ». Ce statut de pointeur est le pire que l'on puisse avoir en détention puisqu'il entraîne bon nombre de sévices et d'humiliations de la part même des autres détenus. En prison, milieu très fermé par excellence, les nouvelles, vraies ou fausses, les rumeurs se propagent très vite et le personnel de l'administration pénitentiaire n'est pas là pour y remédier, bien au contraire. Il n'a pas supporté. Le 29 janvier 1991, Jean Groix était retrouvé sans vie dans sa cellule de la prison de Fresnes.

Cette douloureuse affaire aurait pu s'arrêter là, mais c'était sans compter sur le vice de certains policiers anti-terroristes. Au mois de mai 1992, à une semaine d'intervalle, deux séries d'arrestation de militants ayant hébergé des Basques ont lieu en Bretagne. Pendant les gardes à vue, des policiers se sont employés à salir la mémoire de Jean Groix pour faire pression sur les personnes interrogées. Les policiers affirmaient qu'ils étaient toujours persuadés de la culpabilité de Jean Groix dans l'assassinat de Natacha. Non seulement ils l'affirmaient, mais c'était à grand renfort d'exemples aussi sordides les uns que les autres. «Jean Groix avait lavé sa camionnette à grande eau pour faire disparaître le sang après le meurtre» ou encore «il avait gardé le cadavre pendant plusieurs jours après le meurtre dans un congélateur à son cabinet médical». «Les gens qui hébergent des Basques comme vous sont des assassins», «Le vétérinaire de Rezé prenait des stagiaires très jeunes qu'il harcelait sexuellement», «c'était un pervers sexuel, c'est pour cela que sa femme l'avait quitté ». Le tout bien sûr en exhibant les photos de la fillette sans vie. Plusieurs personnes sont sorties de leur garde à vue en se posant de nombreuses questions sur la part de vérité dans cette histoire, la pression supportée pendant la garde à vue n'aidant pas à la sérénité de la réflexion.

Pendant combien d'années le doute a-t-il été délibérément entretenu par des personnes possédant autorité en la matière ? Quel média a jugé bon de réhabiliter Jean Groix ? Quel média décidera un jour de consacrer autant de lignes et de conviction à affirmer l'innocence d'un individu qu'il en avait pu faire pour alimenter la suspicion lors de son arrestation ?

C'est bien le système judiciaire français qui est en cause : juger par média interposé. Il a l'entière responsabilité de la mort cruelle du docteur Jean Groix. La police et la justice française n'ont rien fait pour rétablir la vérité. C'est à nous de réhabiliter sa mémoire !

Pour la LBDH M. Herjean "

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Emgann-Mouvement de la Gauche Independantiste Bretonne tient à dénoncer les dernières décisions du préfet de Loire-Atlantique Bernard Hagelsteen. En effet celui-ci voudrait renforcer l'implantation de caméra de vidéo surveillance dans nos villes, nos quartiers et nos rues sous la consigne de la Ministre de la Défense, Michèle Alliot-Marie. 

Nous dénonçons fermement cette nouvelle directive sécuritaire, qui rajoute une fois de plus à l'état permanent de fichage et de contrôle de la population. En plus de cela « cette solution ne fait que déplacer le problème, elle n'emperchera pas les actes délictueux, les délinquant projetant une infraction agiront masqués et dans d'autres lieux » comme le rappelle le collectif nantais contre les dérives sécuritaires. Nous tenons d'ailleurs à réaffirmer que le problème de la délinquance est avant tout dû aux phénomènes d'exclusion et de paupérisation et aux politiques antisociales menée par nos dirigeants, et que c'est donc dans ces domaines que sont à rechercher les solutions. En effet rien ne remplacera la présence humaine, comme le déclare Jean-Marc Ayrault, alors même que celui-ci abandonne les personnels municipaux de gardiennage et d'entretien dans les salles de sports et bâtiments municipaux de nos quartiers, au profit de sociétés privées de nettoyage qui n'y assurent aucune présence continue.

 

C'est aussi Bernard Hagelsteen, en sa fonction de préfet qui sera en charge de la distribution de nouveaux flash-ball super puissants aux force de l'ordre du département en septembre, alors que récemment à Nantes un jeune lycéen de 17 ans perdait son oeil à cause d'un policier un peu trop zélé.
  flass.gif

Nous tenons a rappeler le caractère antidémocratique du rôle du préfet, personnage non-élu (désigné par le président de la République) et chargé de faire appliquer les ordres du gouvernement central dans les territoires, sa fonction s'apparente clairement à celui d'un gouverneur colonial.

Emgann-MGI tient donc à affirmer que ses candidats qui se présenteront au nom de la plate-forme « BREIZHISTANCE » (*) aux élections cantonales et au sein des listes municipales Nantes et Saint-Herblain à gauche toute ! auront à coeur de dénoncer la politique sécuritaire et le caractère antidémocratique du préfet, et de mettre en oeuvre une vraie politique sociale de prévention pour lutter contre la délinquance.  breizhistance.jpg



(*) http://www.rennes.maville.com/Nouveau-sigle-pour-Emgann-Breizhistance-/re/actudet/actu_dep-538627------_actu.html

Pour Emgann_MGI, Jonathan Guillaume

Emgann-Mouvement de la Gauche Independantiste dénonce fermement la répression des mouvements sociaux actuels, et notamment la charge ayant eu lieu mardi dernier au rectorat à Nantes. Les réactions du personnel et des lycéens et étudiants qui s’étaient amassés sur la pelouse contre la LRU, témoignent d’une violence totalement gratuite de la part des forces de l’ordre. A l’heure actuelle un lycéen de 17 ans va peut-être perdre son œil pour avoir reçu un tir de flashball en plein visage.

  rectorat5.jpg

La politique de Sarkosy est une nouvelle fois à l’œuvre et nous rappelons à cette occasion que la Bretagne avait lors des présidentielles massivement rejetée le choix de société sarkosyste qu’on tente aujourd’hui de nous imposer. Tout comme nous l’avons démontré le 10 septembre dernier à Rennes, Sarkosy et la police française sont illégitimes et n’ont rien à faire en Bretagne.

 

Notre mouvement ne connaît que trop bien la répression et la violence de l’Etat français, c’est pourquoi nous appelons le plus grand nombre à participer à la manif anti répressive de samedi, 15h place Bretagne à Nantes, et que nous réclamons l'abandon des poursuites contre les personnes mis en examens.

DEIZIATAER

breizhistance.JPGDisadorn 10 a viz Genver/Janvier [Nantes:Naoned] 14h réunion de soutien aux six inculpés de la réunification quai Baco 
Disadorn 10 a viz Genver/Janvier
[Nantes/Naoned] 15h place du commerce manifestation de soutien au peuple palestinien
Disadorn 31 a viz Genver/Janvier[Nantes/Naoned] 14h place Bretagne manifestation de soutien aux six inculpés de la Réunification





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